12.01.2011
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Ma maman prend des cours de langage des signes. Elle m'a donc montré des signes et leur signification. Elle trouvait particulièrement sympa la manière d'applaudir; j'ai tressailli.
Applaudir en langage des signes se fait comme suit : mettez vos deux mains à hauteur de votre visage et tournez vos poignets de gauche à droite, les doigts écartés.
Dans un monde idéal, tout le monde devrait pouvoir communiquer avec tout le monde indépendamment de son handicape, son statut social, ... Afin d'arriver à cet objectif, il est important de conserver une certaine interopérabilité entre les différents moyens de communication.
Lorsqu'on applaudit, le but est de faire du bruit avec ses mains en les tapant l'une contre l'autre. Les malentendants ne peuvent pas entendre ce bruit, ce qui a certainement mené à la création de ce nouveau symbole.
Malheureusement ça amène une difficulté de compréhension, celui qui ne connaît pas le langage des signes sera exclu.
Taper dans ses mains produit du bruit mais à aussi un visuel distinct. Regarder un concert sans le son, vous saurez immédiatement quand le public applaudit : les gens tapent dans leurs mains.
Le symbole de taper dans les mains peut donc convenir à un malentendant, excepté la position des mains au niveau du torse peut rendre plus difficile à le voir.
Par contre applaudir en tapant dans ces mains est pleinement accessible à un non-voyant. Ce qui n'est pas le cas de la version langage des signes : il manque le bruit.
Taper dans ses mains produit un son et donc une vibration. C'est palpable. Un millier de personnes tapant dans leurs mains pourrait être perçu par un sourd-aveugle, il y a un tremblement qui se dégage de la foule.
Il est évident que chaque groupe de personnes a ses codes et ses symboles, mais conserver certains codes à travers tous les groupes est important : on applaudit rarement seul; on applaudit un groupe de musique, on applaudit des sportifs, on applaudit un orateur, on applaudit un mime, un clown, une danseuse, ...
L'interopérabilité permet à l'être humain de partager une grande quantité d'informations, par exemple Internet et le Web. Dans les langages humains, une certaine interopérabilité est nécessaire. Modifier un symbole aussi universel qu'applaudir est une erreur qui créer de l'incompréhension où il n'est pas nécessaire.
12.01.2011
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Après une longue inactivité, j'ai décidé de me remettre une peu sur ce blog. Pour l'occasion je change le nom, a stackable world, et fais une nouvelle mise en page
L'idée du nouveau nom est venu d'une discussion que j'ai eu sur DLFP au sujet d'Internet (plus précisément de l'échec d'IPv6, pour les non-inités : on peut dire Internet 2 (le Web n'étant qu'un service disponible sur Internet)).
Un commentateur est venu comparé la couche IP à l'électricité du TGV. Je me suis donc fendu d'un commentaire qui plaçait correctement (enfin mieux que de comparer ça à l'énergie) IP dans l'analogie du TGV (et démontrait que le TGV pouvait fonctionner au charbon :D).
Suite à ça j'ai réfléchi et j'ai remarqué avoir pris l'habitude d'aborder le monde réel comme on aborde le réseau : un modèle en couche.
Je vais essayer de prendre l'habitude de présenter différente facette de ce monde comme on aborde une panne réseau (comme celle de ce matin).
29.05.2010
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Tout est dans le titre, non ?
Le sujet est pas intéressant s'il n'y avait pas eu intervention de la police. En ces temps on est plutôt content de les voir arriver rapidement ... Sauf qu'ils sont partis aussi rapidement, sans rien faire.
Comment peut-on stopper la violence sans intervention ?
Et peu importe si l'agresseur était aussi un policier, il faut l'enfermer dans la seconde. Le petit jeune qui c'est fait tabasser gratuitement, certainement qu'il a envie de prendre un flingue maintenant.
La population ne se sent plus en sécurité à Martigny ? Normal, personne n'assure la sécurité. Heureusement que je quitte cette ville bientôt !
24.05.2010
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Dimanche soir, vers 19h, une fusillade à Martigny. Huit coups de feu, un mort, deux blessés, sous mes fenêtres.
Parler des circonstances du drame, ... Je laisses ça aux journalistes
ils le feront certainement demain ou après-demain.
Ce qui m'a choqué, fondamentalement, c'est l'absence générale d'informations
sur le sujet après coups. La même dépêche ATS reprise par tous les sites
d'information. Rien de plus.
Ok, on c'était dimanche et lundi c'est congé. Mais on est d'accord qu'une fusillade sur la place Centrale, entre la maison de commune, les bistrots peuplés, la police, l'UBS, diverses commerces d'habits, de nourritures, ..., bref au coeur de la ville, c'est tout sauf banal. On s'attend à avoir un peu plus d'informations. Mais non.
Ensuite il faut se rendre compte de la situation. La violence
augmente au centre ville de Martigny. Chaque discussion que j'ai eu, tout
le monde pense que la police de Martigny est composé d'une bande de cowboys,
ne cherchant que la gloriolle, traquant les permis de conduire et
aussi sympathique que des portes de granges.
Jamais dehors de leur voiture, ils ne savent pas ce que les gens font, rien.
Comment peut-on assuré la sécurité d'une ville en se tenant à l'écart de
la vie de cette ville ?
La violence augmente et il semblerait que ce soit toujours les mêmes groupes
en jeu, ayant les mêmes habitudes et les mêmes bistrots. Genre, "tu vas aux
alpes et au barock régulièrement, tu sais que ça va se passer".
Non honnêtement savoir qu'un homme va sortir son flingue dimanche soir, on ne peut pas réellement savoir en traînant dans des bistrots, mais on voit les points de tensions se créer en directe et on peut désamorcer.
La violence sur la place Centrale devient régulière. La police a déjà été prise en défaut plusieurs fois depuis le début de l'année et rien n'est changé. Il faudra peut-être attendre qu'une balle perdue touche une femme enceinte pour que ça change.
24.02.2010
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Ces temps, je réécoutes un album de Pink Floyd : The Final Cut.
Cet album est quand même fantastique. Musicalement et politiquement parlant.
Dans "The Fletcher Memorial Home", quelques dirigeants pro-guerres sont réunis dans ce home pour "les gaspilleurs de vies et de membres [mutiler]" ("for colonial wasters of life and limb") et finalement gazés ("Now the Final Solution can be applied").
Toutes les chansons vont dans ce sens, pour finir en apothéose avec un holocauste humain à grand coups de bombe atomique ("Two suns in the sunset ... Could be the human race is run").
Bref, de quoi se motiver le matin
Du coups j'ai bien envie de monter un "Fletcher Memorial Home". Pas un vrai où on gaze les dictateurs, non (quoique ...)! Un virtuel, où l'on peut élire, démocratiquement, les tyrans de nos jours.
Une idée qui verra éventuellement le jour dans le cadre de ratm.ch ... à suivre donc !
18.02.2010
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17.02.2010
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